Les 10 meilleurs albums de 2015

Après avoir publié mes 42 chansons favorites de 2015, je te laisse te délecter des 10 albums que j’ose qualifier de « meilleurs » en cette année de merde remplie de belles choses. Bonne lecture le zin.

A-Wax – Everlasting Money

everlastingmoney
La bande-son du désespoir en 2015 ce n’était pas Le Monde Chico de PNL, non. C’était plutôt ce Everlasting Money d’A-Wax qui, en plus d’être triste à en crever, est mon album favori de 2015 sans aucun concurrent possible. Sur cette galette de 15 titres, A-Wax se livre une fois de plus à son auditeur, se baladant entre la loyauté perdue, la Mort qui s’est emparée d’un des ses fidèles compagnons devant ses yeux, l’amour d’une femme qui ne vaut pas grand chose comparé à l’argent éternel, le gouffre sans fin qu’est la solitude, une âme perdue qui ne retrouvera jamais son chemin, la boisson, le gaz et les armes qui sont les meilleurs compagnons de dérives d’un voyou. Bref, je ne vais pas refaire la liste de tout ce dont A-Wax parle parce que je n’arriverais pas à le faire aussi bien que lui. Et niveau production, c’est le combo claquettes-chaussettes-bob-Ricard : c’est simple comme je l’aime, avec quelques samples de femmes qui poussent la chansonnette. Contrairement à pas mal d’ambiances froides et mécaniques actuelles, on a comme l’impression qu’une certaine chaleur enveloppe toute cette satanée tristesse. D’ailleurs plus j’écoute le disque, plus j’ai l’impression que les instrumentaux sont vivants, à croire qu’ils souffrent en même temps qu’A-Wax, poussant l’auditeur à s’enfoncer doucement mais sûrement dans cet énorme vagin chaud et humide qu’est la dépression devant tant de déception.
Mention spéciale pour le sample de « Been a long time » ainsi que pour la pochette réalisée par le légendaire Hector De La Vallée.

Riski – Matière Noire

riski
Certes ce n’est pas un album. Ce n’est même pas un EP, ni même une mixtape ou quelque chose que l’on pourrait rentrer dans une case, et c’est tant mieux. D’ailleurs Metek est mort cette année, mais Riski est né. Ça me fait penser que j’ai oublié de. Enfin bref c’est une drôle d’expérience. C’est exactement comme lorsque tu. Tu vois ? 5 pistes ça peut paraître court, mais. Ça donne bien envie de lécher une grosse chatte. À la longue ça en devient même fatiguant de se battre pour. Mais bon, c’est la vie, on sait pas où on va, ni quand et c’est ça qui.

Future – 56 Nights

56nights
Comme déprimer était sûrement le truc le plus cool qu’il y avait à faire en 2015, j’en ai profité pour écouter beaucoup de Future. Et à choisir entre le trop long Monster, le bizarre Beast Mode et l’écorche oreille-âme Dirty Sprite 2, mon choix se porte sur le court et ténébreux 56 Nights. C’est un compte de fesses d’un peu moins de 30 minutes qui t’emmène dans une sorte de crypte où les goules sont des strip-teaseuses avec des dagues à la place des tétons, les murs sont violets sombres et le boss de fin de niveau un mec assis par terre, avec un chapeau, des dreads colorés, les lèvres en sang, le regard vide mais fixé sur un point invisible, se balançant d’avant en arrière, répétant cette phrase sans arrêt : « I think 56 nights crazy ».

A_13 – All This Shit Without Codeine

ATSWC
Certes, ce n’est pas un album mais une compil’. Mais c’est la meilleure compilation de 2015 tous genres confondus pour ma part. C’est fait par le légendaire A_13 et c’est comme à son habitude très violet, très haché, fortement dévissé voire même déboulonné. À écouter en voiture, chez le médecin, après avoir visionné des films interdits aux moins de 18 ans, aux toilettes, au boulot ou au Dallas.

Starlito – I’m moving to Houston

cover
Cela fait deux ans que Starlito débarque en fin d’année pour bousiller les tops élaborés remplis d’amour de tous ces tocards de blogueurs avec des noms de blogs pas possibles. Et 2015 ne fait pas exception à la règle. J’en dis pas trop parce que j’ai peur de partir un peu en brioche en le comparant à Droopy, en parlant de mes longues heures de PLS à chaque écoute de ses disques. De plus, rappelons à la jeunesse que la véritable insomnie est dangereuse pour la santé, même si elle a l’air d’être une sacrée source d’inspiration pour Starlito.

Young Thug – Barter 6

B6
Le 9 Août 1991, la part de féminité présente en chacun des hommes de cette planète a décidé de se faire la malle de l’ensemble de nos corps et de constituer un seul être, mi poisson, mi dauphin, mi-homme, mi-femme, mi-molle, cent pour cent drogué. Et ça a donné Young Thug. Nous voilà, 24 ans plus tard avec le premier bébé obèse officiel de cette créature à mi chemin entre un homme et un gobelet de codéïne rempli d’amphets : Barter 6. Hommage ou doigt en l’air envers Lil Wayne ? On s’en fout. Le capitaine crochet a troqué sa jambe de bois pour un gode géant et a décidé de se jeter la tête la première dans un gigantesque seau de subutex pour ensuite prendre le chemin d’un studio d’enregistrement et de vomir tellement fort toutes ses tripes puantes que ça en a donné le truc le plus cool et le moins hétérosexuel de l’année 2015. Merci le rap américain de faire de nous d’ignobles hydres à une tête aimant se trémousser sans aucune virilité sur de la musique de fumeur de pénis.

Smug Mang – The coldest winter ever

Smugmang
C’est l’histoire d’un mec qui a délaissé l’articulation pour se consacrer entièrement à sa plus grande passion : la drogue.
Smug Mang est un rappeur qui ne montre volontairement jamais entièrement sa tête et qui a été élevé dans une espèce de réserve en pleine forêt. Dit comme ça, ça ressemble à rien, c’est vrai. Mais comme on est en I et en Y sur l’autoroute de la dépression, il fallait absolument que je mette ce disque dans le top des meilleurs albums de 2015. Il ne fait pas froid dans nos rues grâce au réchauffement climatique et à BHL, par contre nos coeurs se remplissent d’une froideur mortelle à l’écoute de ce disque digital. J’ai eu comme l’impression malsaine que Sub-Zéro était derrière les manettes dans le but d’aspirer mon âme et mes sandwichs bien cachés sous mon matelas. (merci à Jocelyn Anglemort pour la découverte)

G Herbo – Ballin like I’m Kobe

ballin
On ne peut rien faire face au Panzer qu’est G Herbo (ex Lil Herb). Cet album, c’est celui d’un mec qui a remplacé son coeur par un pistolet automatique. Il a décidé de nous rouler dessus comme si nous n’étions que de vulgaires dos d’ânes et il a pour armes la colère et la tristesse d’avoir perdu un être cher en plus de tous les autres. De toute façon, à quoi on peut s’attendre de la part d’un mec qui est entrain de se recueillir sur la tombe d’un de ses potes en guise de pochette ?

Jamie XX – In Color

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Cet album mérite d’avoir la palme de la couverture la plus laide de l’univers. Mais bon, comme dit le fameux adage du sud de la France, « il ne faut jamais deviner la gueule des poils pubiens d’une mignonne juste en ayant regardé ses sourcils ». Et une fois de plus, c’est vérifié. La moitié rousse des XX nous livre un album avec les angles bien polis, les bons accords au bon moments, la bonne note qui surgit toujours dans la bonne oreille après avoir subtilement travaillé le terrain. Certains appellent ça un complot sioniste, j’aime mieux dire que c’est un énorme matelas que j’offre à mon cerveau dans cet enfer jonché de haine et de filles mineurs qui mettent des photos de leurs fesses sur twitter. (et en plus il y a une chanson avec Young Thug qui fait une crise d’épilepsie contrôlée)

Stephan Bodzin – Powers of ten Remixes

bodzin
Je me baladais tranquillement sur twitter lorsque j’ai vu un tweet de tonpote disant que cet album était le meilleur album de remixes de l’année. Alors j’ai cliqué. Et cet album m’a emmené exactement là où ma passion naissante pour la techno a envie d’aller : le monde de l’amour avec tout un tas d’instruments qui viennent s’entrechoquer avec une violence et une harmonie telles que tout ce qui peut en émaner sont de jolis sentiments, du cumin sur des lentilles et de la sauce Big Mac gluten-free-vegan-high-carb-low-fat-biologique-issue-du-commerce-équitable.

Et j’ai aussi beaucoup aimé :

Everybody Loves Me de A-Wax : comment ne pas aimer une mixtape qui commence par une chanson dont le refrain est « look at this bitch, pussy all streched-out » ?
Porco Mio de Los Porcos : pour des raisons qui me sont personnelles, je hais plus que tout Tame Impala. Mais c’est quand même cool d’écouter de la musique faite par des mecs avec des têtes à claque qui donne envie de surfer.
Flockaveli 1.5 : Waka Flocka, gueuleur professionnel, est revenu le temps d’une mixtape de transition pour nous hurler dessus toutes les belles choses qu’il avait envie de nous dire, et j’ai beaucoup aimé ce moment de haine et de meurtres qu’il avait à me proposer.
Smung Mang – Smugga Mang La Flare 2 : plus belle pochette de 2015 sans hésiter
Panda Bear – Panda Bear Meets The Grim Reaper : cet album s’est fait encenser par tout l’internet, et par curiosité j’ai donc lancé le disque digital. Et en fait j’ai trouvé ça nul à chier. Le seul point positif de cet album, c’est que ça me servait de bande sonore molle qui m’inspirait lorsque j’avais pour boulot d’écrire des annonces de fesses pour un site de téléphone rose. C’est un peu comme une pédale de vélo, en soi c’est pas esthétique, mais ça sert à faire avancer la machine.
Plies – Ain’t No Mixtape Bih : Plies, fidèle à lui-même, jamais dans le trop, ni dans le pas assez.
Earl Sweatshirt – I Don’t Like Shit, I Don’t Go Outside : pas besoin d’épiloguer pour la raison du pourquoi ce projet a sa place dans cette liste, n’est-ce pas ?

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