Les aventures de Gon, le bébé tyrannosaure

Je me rappelle, lorsque j’étais jeune et que la calvitie n’avait pas encore fait front sur le haut de mon crâne, avoir passé de nombreuses heures à squatter le légendaire Tekken 3. Les deux choses dont je me rappelle le plus étaient le mode loufoque de volley-ball ainsi que l’incroyable personnage caché qu’était le bébé tyrannosaure prénommé Gon.

Gon est un dinosaure de type théropode en pleine phase anale de couleur moutarde, avec une tête grosse comme une pastèque, un corps relativement rachitique, des bras atrophiés, des gants de boxe, des cuisses dignes de celles d’un coureur cycliste indoor et des pates massives. Comme il l’est si bien dit sur sa page Wikipedia, « ses attaques reposent sur l’utilisation de pets toxiques et de flammes. » En soi, Gon est à mi-chemin entre le meilleur pote idéal et l’arme X.

Me voilà une bonne paire d’années plus tard dans la librairie la Licorne entrain d’errer entre les rayons en me disant que les bédés, c’est aussi cool que les porte-manteaux dans les WCs. Et c’est à ce moment précis rempli que mon regard s’est posé sur le manga Gon, mettant en scène les aventures de notre bébé dinosaure favori.

Pour faire court, Gon était un manga « actif » de 1992 à 2002, réalisé par Masashi Tanaka et qui s’est décliné en 7 tomes. Les histoires sont très simples et sans phylactère car les animaux n’ont pas l’usage de la parole dans cet univers. On suit Gon dans sa quête du bonheur qui consiste à faire la sieste et à manger.

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Seulement voilà, Gon vit dans un monde dangereux où chaque jour est un nouveau combat. Que ce soit des chapardeurs qui viennent lui dérober sa précieuse nourriture, ou alors d’horribles gargouilles pestiférantes qui essayent de manger ses amis faiblards, notre petit dinosaure devra faire des pattes et des griffes afin de rendre ce monde meilleur – et son estomac plus plein. N’ayons crainte, la peur ne fait pas vraiment partie de la palette d’émotions que Gon a dans sa boîte crânienne. Et c’est ça, selon mézigue, qui rend ce personnage vraiment attachant. Voir un bébé reptilien se battre jusqu’à ce que sont but soit atteint (donc manger ou aider ses zins) sans même se faire dans le bénard lorsqu’il est assiégé par des araignées géantes (pour ne citer qu’un seul exemple), et bien ça fait plaisir. J’irai même jusqu’à dire que ça fait autant plaisir que de voir du fromage à raclette couler sur la pomme de terre.

Ah oui, et un tome coûte 6 euros. Bonne lecture les zins.

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